Thursday, August 12, 2010

Le frigo vide



Connaissez vous ce sentiment amer d'avoir un frigo et des placards remplis de victuailles, et cependant rien ne semble pouvoir calmer cette faim qui vous ronge? Vous tournez en rond, ouvrez, re-ouvrez placards, frigos et congélateurs en éspérant qu'une petite douceur ait échappé à votre regard. Mais en vain. Et ce ne sont pas ces maudits sarments chocolat/menthe offerts par Mémé à Noël qui vont calmé cette faim. Non, vous avez besoin de quelquechose de consistant et de nouveau à la fois. Oui mais quoi?

Tel était l'état d'abbatement dans lequel se trouvaient les journalistes de La Lodge en cette après-midi augustienne caniculaire. La chaleur pesante avait rendu nos gommes Bones bien trop molles pour un énième OUT, et le sentiment de fraicheur apporté par la récente part de Pete Eldridge s'était déjà envolé. Il fallait bien nous rendre à l'évidence: nous étions las. Las de cette routine skateboardistique; las de parcourir les même rues à la recherche d'un spot parfait qui, il fallait bien l'admettre après tant d'années, n'existait surement pas; las de visionner et revisionner les exploits de nos héros San-franciscains aux joggings en peau de pêche. Et c'est alors, qu'une pépite, tel un pot de glace Ben'n'Jerry's Cookie Dough bien caché au fond du congélateur, fit sont apparation: Burnt. Mais qui sont ces gens, d'où viennent-ils et surtout d'où vient cette musique hispano-divine qui retentit? Autant de questions qui ont suscité maintes conjectures et excitation parmis nos journalistes qui semblaient retrouver à travers ces quelques minutes de poésie urbaine et sub-urbaine un passé qu'ils n'avaient jamais connu. Ces héros anomymes resteront sans doute ainsi pour toujours, mais ce qui est sur c'est qu'ils ont ravivé la flamme dans le frèle palpitant de nos chers reporters de La Lodge.
Même Harry, le gros du 5e, a sorti son cruiser Powell. C'est pour vous dire.

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